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Abstract: Macroeconomists have traditionally ignored the behavior of temporary price markdowns (“sales”) by retailers. Although sales are common in the micro price data, they are assumed to be unrelated to macroeconomic phenomena and generally filtered out. We challenge this view. First, using the 1996–2012 data set of the U.K. CPI monthly price quotes, we document a roughly twofold increase in the frequency of sales during the Great Recession. We also present evidence of countercyclical sales in the United States. Second, we build a New Keynesian macroeconomic model in which temporary sales arise as a pricing mechanism that allows retailers to price discriminate across consumers with different opportunity costs of time. In line with our empirical evidence, the model predicts that firms react to macroeconomic shocks by varying the frequency of sales. In response to a monetary contraction, firms facing costs of decreasing regular prices post more sales, and households spend more time looking for sales. The resulting fall in the aggregate price level can be significantly larger than if sales were ignored. When the model is calibrated to match the behavior of sales in the data, it implies that the sales margin leads to a much smaller response of real consumption to monetary shocks.

Résumé: Les macroéconomistes ont traditionnellement négligé l’étude des réductions temporaires de prix (soldes) qu’effectuent les détaillants. Très répandus dans les microdonnées relatives aux prix, les soldes tendent pourtant à être expurgés, car ils sont jugés indépendants des phénomènes macroéconomiques. Nous remettons en cause cette interprétation. Premièrement, à partir d’une base de données mensuelles sur les prix qui composent l’IPC au Royaume-Uni pour la période 1996-2012, nous mettons en évidence que la fréquence des soldes a quasiment doublé durant la Grande Récession. Nous montrons que cette contracyclicité des soldes est aussi présente dans les données américaines. En deuxième lieu, nous élaborons un modèle néo-keynésien où les soldes temporaires permettent aux détaillants de discriminer entre des types de consommateurs aux coûts d’opportunité temporelle différents. En accord avec nos données empiriques, le modèle prévoit que les entreprises répondent aux chocs macroéconomiques en variant la fréquence des soldes. À la suite d’un resserrement monétaire, les firmes qui sont limitées dans leur capacité à changer leurs prix réguliers augmentent plutôt le nombre de soldes; les ménages, de leur côté, consacrent plus de temps à la chasse aux soldes. La prise en compte des soldes dans notre modèle entraîne une chute beaucoup plus importante du niveau global des prix. Lorsque le modèle est calibré afin de reproduire le comportement des soldes observé dans les données, la marge liée aux soldes induit une réaction significativement plus modérée de la consommation réelle aux chocs monétaires.

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