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Abstract: This paper contributes to the literature by documenting labour income share fluctuations in emerging-market economies and proposing an explanation for them. Time-series data indicate that emerging markets differ from developed markets in terms of changes in the labour share over the business cycle. Labour share is more volatile in emerging markets and is procyclical, especially in countries facing countercyclical interest rates. In contrast, labour share in developed markets is more stable and slightly countercyclical. A frictionless small open-economy real business cycle model cannot account for these facts. I introduce working capital into this model, which generates liquidity need for labour payments. The main result is that the behaviour of the cost of borrowing can predict the right sign of the co-movement between labour share and output in both country groups, and can partly be responsible for the volatility of labour share. I also show that imperfect financial markets in the form of credit restrictions not only amplify the results for the variability of labour share but also help better explain some of the striking business cycle regularities in emerging markets, such as highly volatile consumption, strongly procyclical investment and countercyclical net exports.

Résumé: Cette étude vient enrichir le corpus de recherche, l’auteur y mettant en évidence les variations de la part du travail dans le revenu des facteurs de production (la « part du travail ») au sein des économies émergentes et avançant une explication de cette variabilité. Les séries chronologiques montrent qu’à cet égard, les marchés émergents et les économies avancées ne connaissent pas les mêmes variations au cours du cycle économique. La part du travail est sujette à une plus forte volatilité dans les marchés émergents et est procyclique, surtout dans les pays où les taux d’intérêt revêtent un caractère contracyclique. Dans les économies développées en revanche, cette part offre une meilleure stabilité et est légèrement contracyclique. Un modèle de cycle réel sans friction adapté à une petite économie ouverte ne peut rendre compte de ces caractéristiques. L’auteur y ajoute donc une composante « fonds de roulement », qui engendre un besoin de liquidités pour le versement des salaires. Le principal résultat de l’étude est que l’évolution des coûts d’emprunt permet de prédire avec justesse si la covariation de la part du travail et de la production est positive ou négative dans les deux groupes de pays, et peut en partie expliquer la volatilité inhérente à la part du travail. L’auteur démontre également que l’imperfection des marchés des capitaux introduite sous forme de resserrement du crédit non seulement amplifie les résultats obtenus quant à la variabilité de la part du travail, mais aide aussi à mieux comprendre certaines des régularités remarquables du cycle économique dans les marchés émergents, comme la forte volatilité de la consommation, la procyclicité marquée des investissements et le caractère contracyclique des exportations nettes.

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