Description
Abstract: Inflation targeting (IT) had originally been introduced as a device to bring inflation down and stabilize it at low levels. Given the current environment of persistently weak inflation in many advanced economies, IT central banks must now bring inflation up to target. In this paper, the author tests to what extent inflation expectations are anchored in such circumstances, by comparing (i) IT and non-IT countries, and (ii) across periods when inflation is at normal levels, (persistently) high, or (persistently) weak. He finds that under low and persistently low inflation, some disanchoring can occur - inflation expectations are more dependent on lagged inflation; forecasters tend to disagree more; and inflation expectations get revised down in response to lower-than-expected inflation, but do not respond to higher-than-expected inflation. Since inflation expectations in IT countries are substantially better anchored than those in the control group, policy rates in IT countries need to react less to changes in inflation, making IT central banks considerably less likely to hit the zero lower bound.
Résumé: Les régimes de ciblage de l’inflation ont été proposés au départ comme moyen de faire baisser l’inflation et de la maintenir à des niveaux bas. Or dans le contexte actuel caractérisé par la faiblesse persistante de l’inflation dans de nombreux pays avancés, l’action des banques centrales qui poursuivent une cible d’inflation se porte maintenant sur la remontée de l’inflation à la cible fixée. Dans son étude, l’auteur détermine à l’aide de tests jusqu’à quel point les attentes d’inflation restent ancrées à la cible en de telles circonstances en comparant les pays qui ont adopté une cible d’inflation à des pays qui n’ont pas retenu cette stratégie, d’une part, et, d’autre part, en comparant ces attentes respectives en périodes d’inflation normale, (durablement) élevée ou (durablement) basse. Il constate qu’en période d’inflation faible et durablement faible un certain désancrage peut se produire - à savoir que les attentes d’inflation affichent une dépendance accrue à l’égard du taux d’inflation passé, que les prévisionnistes sont davantage en désaccord et que les anticipations sont révisées à la baisse lorsque l’inflation se révèle plus faible qu’escompté, mais ne réagissent pas dans le cas contraire. Les anticipations d’inflation sont nettement mieux ancrées dans les pays où l’on poursuit une cible d’inflation que dans le groupe témoin. Il n’est donc pas nécessaire que le taux directeur varie autant en réaction à une évolution de l’inflation, et les banques centrales de ces pays sont beaucoup moins susceptibles de se heurter à la borne du zéro.
Résumé: Les régimes de ciblage de l’inflation ont été proposés au départ comme moyen de faire baisser l’inflation et de la maintenir à des niveaux bas. Or dans le contexte actuel caractérisé par la faiblesse persistante de l’inflation dans de nombreux pays avancés, l’action des banques centrales qui poursuivent une cible d’inflation se porte maintenant sur la remontée de l’inflation à la cible fixée. Dans son étude, l’auteur détermine à l’aide de tests jusqu’à quel point les attentes d’inflation restent ancrées à la cible en de telles circonstances en comparant les pays qui ont adopté une cible d’inflation à des pays qui n’ont pas retenu cette stratégie, d’une part, et, d’autre part, en comparant ces attentes respectives en périodes d’inflation normale, (durablement) élevée ou (durablement) basse. Il constate qu’en période d’inflation faible et durablement faible un certain désancrage peut se produire - à savoir que les attentes d’inflation affichent une dépendance accrue à l’égard du taux d’inflation passé, que les prévisionnistes sont davantage en désaccord et que les anticipations sont révisées à la baisse lorsque l’inflation se révèle plus faible qu’escompté, mais ne réagissent pas dans le cas contraire. Les anticipations d’inflation sont nettement mieux ancrées dans les pays où l’on poursuit une cible d’inflation que dans le groupe témoin. Il n’est donc pas nécessaire que le taux directeur varie autant en réaction à une évolution de l’inflation, et les banques centrales de ces pays sont beaucoup moins susceptibles de se heurter à la borne du zéro.