Description
Abstract: Despite a vast empirical literature that assesses the impact of financial integration on the economy, evidence of substantial welfare gains from consumption risk sharing remains elusive. While maintaining the usual cross-country perspective of the literature, this paper explicitly accounts for household heterogeneity and thus relaxes three restrictive assumptions that have featured prominently in the past. By making use of international household-level data and a subjective measure of financial well-being, the analysis takes into account idiosyncratic shocks to the household, allows for a household-specific evaluation of labor income risk and facilitates explicit tests of the underlying insurance channels. Using two balanced panels of more than 17,000 and 31,000 households from up to 22 European countries over the periods 1994-2000 and 2004-2008, respectively, I first document a negative welfare effect arising from labor income risk. I then show that financial integration significantly mitigates this effect for the average household in the sample. Finally, I examine the underlying insurance channels and find that, during the 1990s, the benefits of financial integration occurred primarily in the form of better access to credit for households with only weak ties to the financial system. During the 2000s, however, the largest gains from financial integration emerged on the asset side and benefited in particular households that had already invested in financial markets.
Résumé: Malgré la multitude de travaux empiriques consacrés à l’incidence de l’intégration financière sur l’économie, il reste difficile de confirmer les gains de bien-être considérables censés provenir du partage du risque de consommation. Tout en gardant l’approche multipays d’autres recherches, cette étude rend en outre explicitement compte de l’hétérogénéité des ménages et assouplit ainsi trois hypothèses restrictives habituellement retenues. Exploitant des données internationales sur les ménages et une mesure subjective du bien-être financier, l’analyse intègre les chocs idiosyncrasiques subis par les ménages, leur permet d’autoévaluer le risque d’exposition de leurs revenus de travail et facilite l’emploi de tests formels pour découvrir les mécanismes d’assurance sous-jacents. À l’aide de deux échantillons équilibrés, composés respectivement de plus de 17 000 et 31 000 ménages européens représentant jusqu’à 22 pays, l’on met tout d’abord en évidence l’effet négatif créé sur le bien-être par le risque qui entoure les revenus de travail, pour les périodes 1994-2000 et 2004-2008. Il est ensuite montré que l’intégration financière réduit sensiblement cet effet chez le ménage type de l’échantillon. Enfin, un examen des mécanismes d’assurance sous-jacents mène à un double constat : durant les années 1990, les bénéfices de l’intégration financière se sont surtout traduits par un meilleur accès au crédit pour les ménages ayant peu de liens avec le système financier; en revanche dans les années 2000, la plus grande incidence s’est produite du côté des actifs, ce qui a profité aux ménages déjà détenteurs de placements financiers.
Résumé: Malgré la multitude de travaux empiriques consacrés à l’incidence de l’intégration financière sur l’économie, il reste difficile de confirmer les gains de bien-être considérables censés provenir du partage du risque de consommation. Tout en gardant l’approche multipays d’autres recherches, cette étude rend en outre explicitement compte de l’hétérogénéité des ménages et assouplit ainsi trois hypothèses restrictives habituellement retenues. Exploitant des données internationales sur les ménages et une mesure subjective du bien-être financier, l’analyse intègre les chocs idiosyncrasiques subis par les ménages, leur permet d’autoévaluer le risque d’exposition de leurs revenus de travail et facilite l’emploi de tests formels pour découvrir les mécanismes d’assurance sous-jacents. À l’aide de deux échantillons équilibrés, composés respectivement de plus de 17 000 et 31 000 ménages européens représentant jusqu’à 22 pays, l’on met tout d’abord en évidence l’effet négatif créé sur le bien-être par le risque qui entoure les revenus de travail, pour les périodes 1994-2000 et 2004-2008. Il est ensuite montré que l’intégration financière réduit sensiblement cet effet chez le ménage type de l’échantillon. Enfin, un examen des mécanismes d’assurance sous-jacents mène à un double constat : durant les années 1990, les bénéfices de l’intégration financière se sont surtout traduits par un meilleur accès au crédit pour les ménages ayant peu de liens avec le système financier; en revanche dans les années 2000, la plus grande incidence s’est produite du côté des actifs, ce qui a profité aux ménages déjà détenteurs de placements financiers.