Description
Abstract: We assess the motivations for changing capital controls and their effectiveness in India, a country with extensive and long-standing controls. We focus on the controls on foreign borrowing that can, in principle, be motivated by macroprudential concerns. We construct a fine-grained data set on capital control actions on foreign borrowing in India. Using event study methodology, we assess the factors that influence these capital control actions, the main factor being the exchange rate. Capital controls are tightened after appreciation, and eased after depreciation, of the exchange rate. Macroprudential concerns, measured by variables that capture systemic risk buildups, do not seem to be a factor shaping the use of capital controls. To assess the impact of controls, we use both event study and propensity score matching methodologies. Event study methodology suggests no impact of capital controls on most variables evaluated, but reveals limited evidence that capital controls relieve currency pressures in the short term. However, even this limited evidence disappears once selection bias is controlled for.
Résumé: Les auteurs examinent les raisons pour lesquelles des changements sont apportés au régime de contrôle des mouvements de capitaux en Inde (pays où, de longue date, ces contrôles occupent une place importante), ainsi que l’efficacité de ces modifications. Plus spécifiquement, l’étude porte sur les restrictions touchant les emprunts à l’étranger qui peuvent, en principe, être motivées par des préoccupations d’ordre macroprudentiel. Les auteurs constituent pour ce faire un ensemble très complet de données. Au moyen de l’approche événementielle, ils étudient les facteurs qui influencent les modifications décidées par les autorités, le principal d’entre eux étant le taux de change. Le contrôle des mouvements de capitaux est resserré en cas d’appréciation de la monnaie et assoupli en cas de dépréciation. Les considérations macroprudentielles, évaluées à l’aide de variables rendant compte de l’intensification du risque systémique, ne semblent pas être un facteur déterminant en ce qui concerne la décision de resserrer ou d’assouplir les règles. Pour évaluer l’incidence du contrôle des capitaux, les auteurs emploient l’approche événementielle ainsi que des méthodes d’appariement par score de propension. La première approche donne à penser que le contrôle des capitaux n’a pas d’effet sur la plupart des variables à l’étude, mais qu’il pourrait atténuer les pressions exercées sur la monnaie à court terme. Cependant, une fois le biais de sélection pris en compte, même cette incidence ténue disparaît.
Résumé: Les auteurs examinent les raisons pour lesquelles des changements sont apportés au régime de contrôle des mouvements de capitaux en Inde (pays où, de longue date, ces contrôles occupent une place importante), ainsi que l’efficacité de ces modifications. Plus spécifiquement, l’étude porte sur les restrictions touchant les emprunts à l’étranger qui peuvent, en principe, être motivées par des préoccupations d’ordre macroprudentiel. Les auteurs constituent pour ce faire un ensemble très complet de données. Au moyen de l’approche événementielle, ils étudient les facteurs qui influencent les modifications décidées par les autorités, le principal d’entre eux étant le taux de change. Le contrôle des mouvements de capitaux est resserré en cas d’appréciation de la monnaie et assoupli en cas de dépréciation. Les considérations macroprudentielles, évaluées à l’aide de variables rendant compte de l’intensification du risque systémique, ne semblent pas être un facteur déterminant en ce qui concerne la décision de resserrer ou d’assouplir les règles. Pour évaluer l’incidence du contrôle des capitaux, les auteurs emploient l’approche événementielle ainsi que des méthodes d’appariement par score de propension. La première approche donne à penser que le contrôle des capitaux n’a pas d’effet sur la plupart des variables à l’étude, mais qu’il pourrait atténuer les pressions exercées sur la monnaie à court terme. Cependant, une fois le biais de sélection pris en compte, même cette incidence ténue disparaît.