Description
Abstract: We use data from the Survey of Financial Security and the Survey of Household Spending to estimate the incidence and extent of income under-reporting in Canada in 1998 and 2004. We estimate that the proportion of households under-reporting income is roughly 35 to 50 per cent in both years. Our estimates also suggest that the amount of under-reported income rose by roughly 40 per cent between 1998 and 2004 and remained stable as a proportion of GDP of 14 to 19 per cent. We find evidence that income underreporting is pervasive and is not confined to households that report self-employment income in the survey data. We also find that poverty measures that rely on reported income appear unreliable because under-reporting necessarily implies a lower reported income. Thus, households that under-report appear to be poorer. We propose a simple ratio method of identifying households that under-report income using the household’s budget share on shelter.
Résumé: Les auteurs utilisent des données de l’Enquête sur la sécurité financière et de l’Enquête sur les dépenses des ménages pour mesurer l’incidence et l’ampleur de la sousdéclaration des revenus au Canada en 1998 et en 2004. Ils estiment que la proportion des ménages déclarant des revenus inférieurs à ceux qu’ils perçoivent réellement se situe, en gros, entre 35 et 50 % pour ces deux années. De plus, selon leurs estimations, la valeur totale des revenus sous-déclarés s’est accrue de quelque 40 % entre 1998 et 2004, et elle est demeurée stable en proportion du PIB, soit entre 14 et 19 %. Les auteurs constatent que la sous-déclaration des revenus est très répandue et qu’elle ne se limite pas aux ménages qui, selon les données des enquêtes, déclarent des revenus d’un travail indépendant. Ils soulèvent également des doutes quant à la fiabilité des statistiques sur la pauvreté établies à partir du revenu déclaré, étant donné que les ménages qui sousdéclarent leurs revenus paraissent nécessairement plus pauvres. Les auteurs proposent une méthode simple fondée sur des ratios pour déterminer quels ménages sous-déclarent leurs revenus, en s’appuyant sur la part du budget consacrée au logement.
Résumé: Les auteurs utilisent des données de l’Enquête sur la sécurité financière et de l’Enquête sur les dépenses des ménages pour mesurer l’incidence et l’ampleur de la sousdéclaration des revenus au Canada en 1998 et en 2004. Ils estiment que la proportion des ménages déclarant des revenus inférieurs à ceux qu’ils perçoivent réellement se situe, en gros, entre 35 et 50 % pour ces deux années. De plus, selon leurs estimations, la valeur totale des revenus sous-déclarés s’est accrue de quelque 40 % entre 1998 et 2004, et elle est demeurée stable en proportion du PIB, soit entre 14 et 19 %. Les auteurs constatent que la sous-déclaration des revenus est très répandue et qu’elle ne se limite pas aux ménages qui, selon les données des enquêtes, déclarent des revenus d’un travail indépendant. Ils soulèvent également des doutes quant à la fiabilité des statistiques sur la pauvreté établies à partir du revenu déclaré, étant donné que les ménages qui sousdéclarent leurs revenus paraissent nécessairement plus pauvres. Les auteurs proposent une méthode simple fondée sur des ratios pour déterminer quels ménages sous-déclarent leurs revenus, en s’appuyant sur la part du budget consacrée au logement.