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Abstract: This paper examines the welfare cost of rare housing disasters characterized by large drops in house prices. I construct an overlapping generations general equilibrium model with recursive preferences and housing disaster shocks. The likelihood and magnitude of housing disasters are inferred from historic housing market experiences in the OECD. The model shows that despite the rarity of housing disasters, Canadian households would willingly give up 5 percent of their non-housing consumption each year to eliminate the housing disaster risk. The evaluation of this risk, however, varies considerably across age groups, with a welfare cost as high as 10 percent of annual non-housing consumption for the old, but near zero for the young. This asymmetry stems from the fact that, compared to the old, younger households suffer less from house price declines in disaster periods, due to smaller holdings of housing assets, and benefit from lower house prices in normal periods, due to the negative price effect of disaster risk.

Résumé: L’étude chiffre la perte de bien-être causée par les fortes chutes de prix des logements (phénomène rare des catastrophes sur le marché du logement). L’étude s’appuie sur un modèle d’équilibre général à générations imbriquées avec préférences récursives et chocs créés par l’effondrement des prix des logements. La probabilité et l’ampleur de telles catastrophes sont calculées au moyen des prix observés sur le marché du logement dans les pays de l’OCDE. Les résultats montrent que les ménages canadiens sont prêts à sacrifier chaque année 5 % de leurs dépenses de consommation hors logement afin d’éviter la matérialisation d’un risque d’effondrement des prix. Ce risque est évalué très différemment selon le groupe d’âge, les ménages plus âgés estimant la perte résultante de bien-être à 10 % de leurs dépenses de consommation annuelles hors logement, alors que les jeunes ménages la jugent quasi nulle. Cette asymétrie s’explique par le fait que les jeunes ménages souffrent moins que leurs aînés des conséquences des chutes de prix des logements survenues pendant une catastrophe, car leur patrimoine immobilier est moins important, et qu’ils bénéficient du recul des prix des logements en temps normal, en raison de l’effet dépréciateur induit par le risque de catastrophe.

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